Sécurité incendie des ERP de 5e catégorie : le guide 2026

Vous tenez une boulangerie, un bar, ou un magasin de vente ?

Voici l’essentiel pour les ERP de 5e catégorie sans hébergement en 2026

Ce qui a changé depuis fin 2025 …

Adieu autorisation de travaux et autorisation d’ouverture au titre de l’incendie pour les ERP de 5e catégorie sans hébergement (décret n° 2025-1100). À la place, une description succincte des travaux, envoyée au maire pour information.

– Le plan d’intervention devient obligatoire à l’entrée de tous les ERP de 5e catégorie, même de plain-pied (arrêté du 1er décembre 2025, article PE 27). Le « on n’a qu’un rez-de-chaussée » ne marche plus.

Un établissement dont la capacité dépasse 19 personnes peut désormais ouvrir sans personnel sur place, à deux conditions : bloquer l’accès à 19 personnes et respecter un cahier des charges ministériel (arrêté du 4 février 2026). Pour l’instant, seules les salles de sport ont le leur. Les boulangeries en libre-service, ce n’est pas pour tout de suite.

La loi de simplification prévoit, pour certains ERP de moins de 300 m², une déclaration de conformité certifiée à la place de l’autorisation de travaux. Petit détail : il faut encore attendre le décret d’application.

Les installations techniques, gaz compris, doivent être vérifiées au moins tous les trois ans. Toute installation de gaz neuve ou modifiée doit être contrôlée (articles PE 4 et PE 10 B).

Une réforme des règles de construction et de matériaux (arrêté du 19 février 2026) s’appliquera aux demandes d’autorisation de travaux déposées à partir de cette date. Pas de panique pour l’existant : sans nouveaux travaux, rien ne change.

Travaux et ouverture : moins de paperasse, pas moins de règles

 

Côté incendie, fini les demandes d’autorisation de travaux et d’ouverture. Avant les travaux, vous envoyez simplement au maire une description succincte de ce que vous prévoyez. Personne ne vous répondra « accordé », et c’est normal : c’est une information, pas une demande. Toutes les règles techniques restent à respecter.

Côté accessibilité, en revanche, le dossier en mairie reste obligatoire (voir notre article sur l’accessibilité PMR). Et si vous touchez à la façade, changez la destination du local ou agrandissez, le permis de construire ou la déclaration préalable sont toujours au menu.

 

Le piège : plus d’examen par la commission de sécurité, donc plus personne pour vous dire « ça ne va pas » avant l’ouverture. La simplification, c’est un peu comme retirer les petites roues du vélo. Si votre projet touche aux sorties, aux cloisonnements ou aux installations techniques, faites-vous accompagner par un architecte, un bureau de contrôle ou un préventionniste.

Dehors aussi, ça compte : abords et accès des pompiers

 

Les pompiers doivent pouvoir arriver jusqu’à vous facilement (article PE 7), et chaque sortie doit déboucher sur un espace libre qui mène à la rue.

En clair : pas de terrasse, palettes, poubelles ou camionnette « juste deux minutes » devant les issues, et pas de portail cadenassé pendant l’ouverture. Pour le texte officiel, voir les articles CO 1 à CO 5 sur Légifrance. Le SDIS de votre département peut aussi avoir ses propres préconisations.

Les sorties : le nerf de la guerre

Les « dégagements », dans la langue du règlement, ce sont tous les chemins vers la sortie : portes, couloirs, escaliers, rampes. Ils doivent permettre de sortir vite et en sécurité, donc sans carton, ni plante verte en travers. Chaque porte d’évacuation s’ouvre par une manœuvre simple (pas de code à quatre chiffres), et les escaliers mènent sans détour jusqu’au niveau de sortie.

Combien de sorties, et de quelle largeur ? Tout dépend du nombre de personnes que vous accueillez :

Les petites lignes de l’article PE 11, qui ont leur importance :

  • Dans un immeuble existant, en rénovation ou aménagement, toute largeur de 0,90 m peut être ramenée à 0,80 m.
  • Les sorties doivent être bien réparties, sans cul-de-sac de plus de 10 m.
  • Au-delà de 50 personnes, les portes donnant sur l’extérieur s’ouvrent dans le sens de la sortie.
  • Une porte verrouillée doit pouvoir s’ouvrir de l’intérieur par une manœuvre simple.
  • Les portes coulissantes ou à tambour ne comptent pas comme sorties réglementaires, sauf exceptions en façade. Aussi élégantes soient-elles.
  • Si le personnel n’a pas ses propres sorties, son effectif s’ajoute à celui du public pour dimensionner les sorties.

Balisage et éclairage : que la lumière soit, même en cas de coupure

Le petit bonhomme vert qui court vers une porte n’est pas là pour la déco. Portes, escaliers et cheminements vers l’extérieur doivent être signalés par des pictogrammes visibles de jour comme de nuit.

Et quand tout s’éteint, les blocs autonomes d’éclairage de sécurité (les fameux BAES) prennent le relais. Ils sont exigés dans :

  • les escaliers ;
  • les circulations de plus de 10 m au total ou au cheminement compliqué ;
  • les salles de plus de 100 m².

En pratique, un BAES au-dessus de chaque sortie, c’est le minimum syndical.

Matériaux et déco : joli, oui ; inflammable, non

Le rideau en lin brut et le plafond en tasseaux, c’est très tendance. Mais dans les espaces ouverts au public, les matériaux ne doivent ni s’enflammer vite, ni fumer beaucoup, ni faire pleuvoir des gouttes enflammées. Surveillez de près les isolants thermiques et acoustiques, les faux plafonds et tout ce qui pend du plafond.

 

Réflexe à prendre : demandez à vos fournisseurs les procès-verbaux de réaction au feu, et gardez-les précieusement. Pour les travaux dont la demande d’autorisation sera déposée à partir du 1er juin 2027, les produits de construction passeront aux classes européennes (Euroclasses). Les catégories M resteront valables pour l’aménagement et la déco.

Installations techniques : la salle des machines

Électricité. Installation aux normes, et surtout : pas de multiprises. La guirlande de rallonges branchées les unes dans les autres derrière le comptoir est interdite. Si vous manquez de prises, faites-en ajouter.

Gaz. Depuis le 1er juillet 2026, toute installation de gaz neuve ou modifiée doit être vérifiée par un organisme habilité à la fin des travaux. Les installations existantes entrent dans les vérifications périodiques. Restaurants, boulangeries et locaux chauffés au gaz, c’est pour vous.

Appareils de cuisson. Tout se joue sur la puissance totale. Jusqu’à 20 kW, c’est admis sous conditions : appareils fixés, petits appareils portables limités. Au-delà de 20 kW, bienvenue dans la « grande cuisine ». Elle doit être isolée par des parois coupe-feu 1 heure ou, si elle est ouverte sur la salle, séparée par un écran de cantonnement, avec une extraction des buées et graisses en matériaux incombustibles. Dans tous les cas, un arrêt d’urgence coupe l’alimentation des appareils près de l’entrée de la cuisine. Et les hottes se nettoient régulièrement : la graisse accumulée dans les filtres est un excellent combustible.

 

Chauffage. Une chaudière ou un groupe d’appareils de plus de 30 kW (et jusqu’à 70 kW) s’installe dans un local fermé au public et coupe-feu 1 heure. Le petit poêle à pétrole d’appoint, lui, est interdit : les appareils à combustion non raccordés sont proscrits, sauf panneaux radiants et chauffages de terrasse.

Voisinage. Pour que votre incendie ne devienne pas celui des voisins, l’établissement est séparé des locaux de tiers (logements au-dessus, boutique d’à côté) par des murs et planchers coupe-feu 1 heure. Une porte de communication est admise si elle est coupe-feu 1/2 heure et munie d’un ferme-porte.

Locaux à risques. Réserves, archives, local poubelles, groupe électrogène : tout ce qui brûle bien et longtemps doit être isolé des espaces ouverts au public, comme s’il s’agissait d’un voisin. Parois coupe-feu 1 heure et porte coupe-feu 1/2 heure avec ferme-porte, qu’on ne bloque pas avec une cale « parce que c’est plus pratique ».

Désenfumage : la fumée aussi a besoin d’une sortie

Dans un incendie, c’est souvent la fumée qui est la plus dangereuse, avant les flammes. Les salles de plus de 300 m² en rez-de-chaussée ou en étage, et celles de plus de 100 m² en sous-sol, doivent donc pouvoir l’évacuer. Il leur faut des ouvertures en partie haute (pour que la fumée sorte) et en partie basse (pour que l’air frais entre), vers l’extérieur directement ou par des conduits. La surface d’évacuation vaut au moins 1/200 de la surface au sol, et les ouvertures se manœuvrent facilement depuis le sol, sans escabeau. Un escalier encloisonné doit avoir en partie haute un châssis de 1 m², qu’on ouvre facilement depuis le rez-de-chaussée.

Moyens de secours et consignes : le kit de base

  • Extincteurs : au moins un extincteur à eau pulvérisée par tranche de 300 m², et un par niveau au minimum. Ajoutez un extincteur adapté à chaque risque particulier, par exemple à CO₂ près du tableau électrique.
    PS : Un extincteur sert à éteindre, pas à caler une porte.
  • Alarme : une alarme générale est obligatoire. Son signal doit s’entendre de partout et ne ressembler à rien d’autre : si on peut le confondre avec la sonnette de la porte, c’est raté. Le choix du matériel est libre, tant qu’il est efficace et entretenu ; en pratique, on retient au moins un équipement d’alarme de type 4. Et l’équipe doit savoir reconnaître ce son.
  • Alerte : un moyen d’appeler les secours. Un téléphone suffit, à condition qu’il ait du réseau et de la batterie.
  • Présence : quelqu’un de l’équipe ou un responsable doit être là en permanence pendant l’ouverture, sauf si l’établissement reçoit moins de 20 personnes. Au-delà, ouvrir sans personnel n’est possible que dans les conditions de l’arrêté du 4 février 2026 : accès bloqué à 19 personnes et cahier des charges. Pour une salle prêtée à une association, une convention de surveillance peut aussi être signée avec l’utilisateur.
  • Consignes : affichées bien en vue. Elles indiquent le numéro des pompiers, l’adresse du centre de secours le plus proche et la conduite à tenir en cas de sinistre. Prévoyez aussi comment vous aiderez les personnes en situation de handicap à évacuer.
  • Formation : votre équipe doit savoir quoi faire en cas d’incendie et avoir déjà tenu un extincteur en main. Le jour J n’est pas le bon moment pour lire la notice.
  • Plan d’intervention : obligatoire à l’entrée depuis le 1er janvier 2026, même en plain-pied. C’est le « mode d’emploi » de votre local pour les pompiers. Il représente chaque niveau et localise les accès, les coupures d’énergie (électricité, gaz), les locaux à risques et les moyens de secours. La norme NF X 08-070 sert de référence pour sa présentation.

Vous avez un local professionnel destiné à recevoir du public à aménager et vous avez besoin de conseils ?
N’hésitez pas à me contacter

Comment trouver un nom d’entreprise ?

Vous souhaitez créer votre entreprise mais vous n’arrivez pas à trouver un nom percutant ?

Je vous livre quelques conseils et erreurs à éviter afin de trouver le nom idéal.
La première étape consiste à décrire votre marché en répondant à ces questions.

/ Quel est votre positionnement ?

  • Client cible : Description comportementale et démographique succincte des clients que vous voulez attirer.
  • Définition du marché : Catégorie dans laquelle votre entreprise se positionne.
  • Promesse de marque : Votre avantage le plus convaincant (émotionnel/rationnel)
  • Valeurs : Quelles sont les valeurs que vous souhaitez mettre en avant sous forme de 3 mots clés

2/ Remue-méninges

Faites-vous des petits papiers autour de ce positionnement. Écrivez les mots qui vous inspirent.

N’hésitez pas à faire participer vos proches et amis, plus vous serez nombreux, plus les associations d’idées fuseront !

Cette session doit être un espace d’effervescence où il ne faut rien se refuser.

Dans un second temps, n’hésitez pas à vous aider d’un dictionnaire de champ lexical et de synonymes comme : Rimes Solides

Préférez des sessions d’1h en plusieurs fois, plutôt que des demi-journées. Vous serez plus efficace pour trouver de nouvelles idées.

Une fois que ce brainstorming est suffisamment fourni, faites le tri !

Les post-it sont assez pratiques pour cela. Personnellement, j’utilise un grand mur pour y coller mes papiers : d’un côté, gardez les termes intéressants, de l’autre les choses que vous ne voulez pas conserver.

Tentez de les classer par genre : descriptif / émotionnel / imagés / noms propres /, etc. Cela permet de faire ressortir les thèmes récurrents et importants.

Essayer de couper les mots en deux, voyez si une partie du mot peut être conservée pour en former un nouveau.

Pensez à la sonorité du mot. Une terminaison en « A » aura une connotation plus féminine qu’une terminaison en « o » par exemple.

Source Columbus interactive marketing

/ Aidez-vous de générateurs ou de l’intelligence artificielle

Ils vous aideront à cheminer vers d’autres idées ou à combiner vos idées. Mais attention à ne pas brûler les étapes, il s’agit bien d’une aide.

Sachez qu’un nom, même inventé, est toujours plus facile à retenir que des initiales.

Vous trouverez aussi de l’inspiration dans les dictionnaires latins.

Vous pourrez alors rechercher des termes en lien avec votre activité, une spécificité, une valeur à mettre en avant : Grand-dictionnaire-latin

/ Imaginez l’apparence visuelle que vous souhaiteriez donner à votre entreprise.

Si votre entreprise était une image, que serait-elle ? Un objet ? Une couleur ? Un animal peut-être ? 

Une fois ces recherches faites, tentez de lister les idées intéressantes que vous avez (8/10 noms) et posez-vous les questions suivantes :
  • Ce nom est-il prononçable / simple ?

À moins de miser sur l’humour comme Ikea, il est important d’opter pour un nom facilement prononçable qui sera facile à épeler et à retenir pour vos clients.

  • Ce nom est-il suffisamment court ?

En effet, plus le nom choisi sera long et plus, il sera difficile de le retenir

  • Ce nom signifie –t-il quelque chose dans une autre langue ?

Attention à ne pas commettre d’impairs même si vous n’avez pas l’ambition de vous développer à l’international. Recherchez a minima en anglais que ce nom ne soit pas une injure ou un terme négatif dans une autre langue.

 Aimeriez-vous goûter cette boisson Croate par exemple ?

  • Ce nom peut-il facilement s’adapter à l’évolution de l’entreprise ?

C’est-à-dire qu’il ne classe pas votre entreprise dans une case spécifique ou un seul produit.

  • Ce nom fait-il sens face au positionnement de mon entreprise ?

Client cible / Définition du marché / Promesse de marque / Valeurs (je vous renvoie au début de cet article).

  • Ce nom est-il libre ?

C’est la question de base, mais il est important de vérifier ses sources pour éviter tout problème de plagiat.

Vérifiez dans un premier temps sur Info Greffe ce qui vous donnera une première idée sur l’originalité de votre nom.

Vous devrez ensuite vérifier auprès de L’INPI si le nom que vous avez en tête n’est pas déjà pris : Data INPI

Il faudra alors rechercher par secteurs équivalents à votre domaine (n’hésitez pas à ratisser large) :

Vous devrez choisir la/les classe(s) dans un répertoire appelé classification de Nice : Classification de Nice

Sachez que plusieurs entreprises peuvent s’appeler de la même façon si elles n’opèrent pas dans le même secteur d’activité et n’appartiennent pas à la même classe de dépôt de marque.

Prendre conseil auprès d’un juriste est toujours un bon moyen d’assurer ses arrières !

 

Votre visibilité sur internet est également un point à vérifier :

Le nom de domaine* est-il disponible ?

Vous pouvez le savoir sur le site de l’Afnic ou chez votre hébergeur internet.

Nom de domaine * : C’est le nom de votre site internet, pour faire très court. Ici : les-prismes.fr

De la petite dizaine de noms sélectionnée, vous ne devriez plus en avoir beaucoup à cette étape 😉

Vous pensez avoir enfin trouvé le nom idéal ?

N’hésitez pas à tester le nom auprès de vos proches. Tout le monde ne sera pas d’accord, mais vous aurez au moins une tendance sur la perception de votre nom.

Vous pourrez ensuite y ajouter une baseline* lors de l’étape suivante qui est la création de votre logotype et de l’univers de votre marque.

La baseline* c’est la petite phrase sous le logo de votre entreprise qui permet de vous positionner de façon plus précise.

Je vous invite à le déposer auprès de l’INPI.

Comptez environ 200 € pour déposer votre nom en France sous une classe et 50 € par classe supplémentaire.

Achetez ensuite votre nom de domaine (une dizaine d’euros/an) et créez vos espaces sur les réseaux sociaux que vous souhaitez exploiter par la suite.

Vous l’aurez compris, la création de nom n’est pas une étape à prendre à légère et peut s’avérer compliquée.

N’oubliez pas qu’entre l’idée de génie et la très mauvaise idée, il n’y a qu’un pas !

Source : @lolcoiffeur Insta

Faire appel à un « exp’hair » peut-être une bonne solution et surtout un gain de temps.
Je vous propose mes services, pour la création de votre nom.
N’hésitez pas à me consulter pour une demande de devis.

Accessibilité PMR – ERP de 5e catégorie : l’essentiel en 2026

Vous rénovez ou aménagez un établissement recevant du public ?

Voici les règles d’accessibilité à respecter pour un ERP de 5e catégorie sans locaux à sommeil.

/ Quel est le classement de votre ERP ?

Un ERP de 5e catégorie (2e groupe) reçoit peu de public.

L’effectif se calcule sur la surface accessible au public (les réserves ne comptent pas). Les ratios viennent du règlement de sécurité incendie et dépendent de votre configuration.
Les étages ont leurs propres ratios : vérifiez-les avant de conclure.

/ Neuf ou existant : une distinction clé

Les exigences sont plus souples pour un ERP situé dans un bâtiment existant (arrêté du 8 décembre 2014) que pour un ERP neuf (arrêté du 20 avril 2017). Deux principes allègent aussi la mise en conformité d’un petit ERP existant.

Une partie accessible suffit. Il n’est pas obligatoire de rendre tout le local accessible. Il suffit qu’une partie du bâtiment, de préférence la plus proche de l’entrée, donne accès à toutes les prestations, complétée au besoin par une mesure de substitution. Par exemple, un magasin sur plusieurs niveaux sans ascenseur peut proposer un catalogue des produits de l’étage, qu’un vendeur apporte ensuite au client.

Des dérogations sont possibles pour impossibilité technique, contraintes liées au patrimoine, coût disproportionné ou refus de l’assemblée générale des copropriétaires. Chaque demande doit être justifiée.

Enfin, des travaux dans l’existant ne doivent jamais dégrader l’accessibilité en place.

/ Stationnement

Si vous avez un parking privé, réservez au moins 2 % des places aux PMR, avec une signalisation au sol et verticale. Une place adaptée mesure au moins 3,30 m de large et 5 m de long, sur une surface quasi horizontale (dévers de 2 % maximum).

/ Entrée et cheminements

Porte d’entrée et seuils

La porte d’entrée doit mesurer au moins 0,80 m dans l’existant (passage utile de 0,77 m) et 0,90 m en neuf. Une largeur plus importante est exigée si le local reçoit 100 personnes ou plus. Un seuil ne doit pas dépasser 2 cm ; il peut aller jusqu’à 4 cm si le ressaut présente sur toute sa hauteur une pente de 33 % maximum.

Signalez les portes vitrées par deux bandes contrastées d’au moins 5 cm de haut, placées environ à hauteur des yeux d’une personne assise et d’une personne debout. Une vitrophanie décorative convient, à condition qu’elle contraste bien.

 

/ Pentes et paliers

Les pentes maximales diffèrent entre existant et neuf. Un palier de repos de 1,20 × 1,40 m est obligatoire en haut et en bas de chaque plan incliné, quelle que soit sa longueur.

/ Niveaux, ascenseur et escalier

En neuf, l’ascenseur est obligatoire si les étages reçoivent 50 personnes ou plus, ou si certaines prestations n’existent qu’à l’étage. Dans l’existant, c’est le principe de la partie accessible et des mesures de substitution qui s’applique (voir plus haut).

Si vous avez un escalier, il doit comporter une main courante, des nez de marches contrastés et non glissants, des contremarches contrastées au moins pour la première et la dernière marche, et une bande d’éveil de vigilance en haut.

/ Circulations et espaces de manœuvre

La largeur des circulations doit être de 1,20 m dans l’existant, réductible ponctuellement à 0,90 m. En neuf, elle est de 1,40 m, réductible ponctuellement à 1,20 m.

Prévoyez un cercle de 1,50 m pour permettre le demi-tour d’un fauteuil aux endroits stratégiques : intersections, devant les ascenseurs, dans les sanitaires adaptés. Devant une porte intérieure, laissez 1,70 m côté poussant et 2,20 m côté tirant. Une porte coulissante ne demande pas d’espace particulier.

/ Accueil

Le comptoir doit comporter une partie à 0,80 m de haut maximum. En dessous, il faut un vide d’au moins 0,70 m de haut, 0,60 m de large et 0,30 m de profondeur pour y glisser les genoux. Prévoyez devant un espace d’usage de 0,80 × 1,30 m.

Source : https://www.handinorme.com/accessibilite-handicap/258-les-differentes-zones-d-accessibilite-de-votre-commerce-en-detail-comment-le-rendre-attractif-

/ Sanitaires PMR

Si vous proposez des toilettes au public, au moins un cabinet doit être adapté. Il se situe au même endroit que les autres toilettes, avec un cabinet adapté par sexe si les sanitaires sont séparés. Il comporte :

 

  • une porte de 0,90 m en neuf, dont le débattement n’empiète pas sur l’espace d’usage ;
  • un cercle libre de 1,50 m pour le demi-tour ;
  • un espace de transfert de 0,80 × 1,30 m à côté de la cuvette ;
  • une assise de cuvette entre 0,45 et 0,50 m de haut ;
  • une barre d’appui entre 0,70 et 0,80 m de haut ;
  • un lave-mains à 0,85 m de haut maximum, avec un vide en dessous et une robinetterie facile à manœuvrer.

/ Éclairage, contrastes et sols

Les niveaux d’éclairage minimaux sont les suivants :

  • 20 lux pour les cheminements extérieurs et le parking ;
  • 100 lux pour les circulations intérieures ;
  • 150 lux pour les escaliers ;
  • 200 lux pour l’accueil.

Pour dimensionner vos luminaires, fiez-vous à une étude d’éclairage ou à votre électricien.

Pour vous donner un ordre d’idée du nombre de luminaires que nécessite votre pièce, vous pouvez faire ce petit calcul. 

Nombre d’ampoules = (lux × m² × 2) ÷ lumens par ampoule

Exemple : un espace d’accueil de 20 m², qui doit avoir 200 lux

  • Besoin théorique : 200 × 20 = 4 000 lumens
  • Besoin réel : 4 000 × 2 = 8 000 lumens
  • Avec des ampoules LED de 806 lm : 8 000 ÷ 806 ≈ 10 ampoules

Marquez bien le contraste entre sols, murs et obstacles. Évitez les revêtements brillants qui éblouissent et les sols glissants.

/ Signalétique adaptée

Prévoyez du texte assez grand pour sa bonne visibilité avec une lecture possible en position assise ou debout.

Vous pouvez vous référer à ce tableau pour vous aider dans la hauteur des caractères à mettre en place.

 Le contraste devra être suffisamment marqué entre le fond et l’écriture.

Source : https://tglcreation.com/category/content/51-signaletique-accessibilite-erp

Vos obligations administratives

Registre public d’accessibilité. Il est obligatoire et doit être consultable à l’accueil, éventuellement sous forme numérique ou sur votre site. Il contient les prestations proposées, l’attestation d’accessibilité, les éventuelles dérogations, les modalités de maintenance des équipements (élévateurs, rampes automatiques) et un document d’aide à l’accueil pour le personnel. Votre personnel doit savoir renseigner les visiteurs.

Attestation d’accessibilité. Pour un ERP de 5e catégorie, le gestionnaire ou le propriétaire la remplit et la transmet lui-même, en ligne.

Autorisation de travaux. Un dossier d’accessibilité reste à déposer en mairie. Côté incendie, l’autorisation de travaux n’est plus exigée pour les ERP de 5e catégorie sans hébergement depuis le 21 novembre 2025 : elle est remplacée par une description succincte des travaux transmise pour information au maire. Les règles de sécurité incendie restent entièrement applicables.

Sanctions. Un ERP non accessible s’expose à la fermeture administrative et à une amende de 45 000 € (jusqu’à 225 000 € pour une personne morale).

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Pour aller plus loin :

Vous avez besoin d’aménager un ERP et souhaitez des informations. Prenons rdv !

Le bleu, est-il fait pour votre marque ?

Aujourd’hui, je vous parle de bleu ! 🌈
Est-il fait pour votre marque ?

Très répandu, le bleu est la couleur qui remporte le maximum de succès, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les psychologues et sociologues lui attribuent des pouvoirs calmants et inspirants la confiance.
Cette couleur symbolise la liberté, la plénitude et l’harmonie, car elle rappelle le ciel et la mer.

Les domaines de la technologie et de la finance l’ont bien compris et il est très largement représenté dans les logos des marques. Prenons les exemples de Facebook, Linkedin, twitter, skype, IBM, Dell, HP, Banque populaire, LCL, Hello bank, paypal …

Lorsque vous choisissez les couleurs pour votre marque, il est donc important de penser à l’effet produit dans notre cerveau.

Si votre marque repose sur la stabilité et la fiabilité, le bleu est probablement un bon choix pour vous !
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✨ Si vous êtes un bleu en identité de marque 😅, je peux sûrement vous aider !

On en discute ?

Comment bien aménager son espace d’accueil ou d’attente

Situé au cœur des entreprises, l’espace d’accueil ou d’attente est un point important, au croisement de plusieurs services. Il est le point d’entrée de vos collaborateurs, salariés, clients, fournisseurs, c’est pourquoi il est important de ne pas le négliger.

Un espace soigné et confortable est un bon moyen de donner une image positive à vos interlocuteurs. Il doit refléter l’image et l’ADN de votre entreprise.

À travers cet article, je vous donne quelques pistes pour améliorer cet espace stratégique !

1/ Optez pour des assises confortables :

Mettre à disposition une banquette, un canapé ou des chaises visiteur enveloppantes va contribuer au bien-être des usagers. Plus votre mobilier sera pratique et confortable, plus cet espace deviendra un espace vivant où chacun aura envie de rester. Qu’il s’agisse de vos clients ou vos collaborateurs, vous favoriserez ainsi les échanges et les interactions.

Si vous le pouvez, optez plutôt pour du tissu, surtout si vous avez une activité de service où les pantalons de travail ne sont pas de sortis ! Le tissu permet de donner une ambiance chaleureuse et atténue les sons.

Pour une image moderne

Pour une ambiance chaleureuse

2/ Soignez l’éclairage !

Je vous conseille de privilégier des éclairages doux, un blanc chaud (3000 kelvins), sera plus agréable pour votre visiteur qu’une lumière blanche.

Vous pouvez opter pour des suspensions qui auront l’avantage de délimiter une zone précise, surtout si l’accueil est positionné dans un espace ouvert. Sans oublier la touche design, car le luminaire est un élément de décoration à part entière sur lequel vous pouvez miser.

N’hésitez pas à jouer avec l’éclairage pour mettre en valeur votre banque d’accueil ou votre logo grâce à des bandeaux leds.

Pour une ambiance chaleureuse

Pour un coté chic

3/ Attention au bruit

L’espace d’accueil est le point central qui dessert les différents services de votre entreprise.

Attention à ce qu’il ne se transforme pas en salle de marchés ! D’autant que vos prospects, clients ou fournisseurs n’ont pas besoin de tout entendre…

En fonction de votre espace, il existe de nombreuses possibilités qui n’impliquent pas de toucher aux cloisons.

Vous pouvez atténuer les bruits par des cloisons acoustiques, des dalles de plafond, un revêtement de sol phonique, un tapis, des tissus et des meubles… Plus votre espace sera aménagé et moins les bruits résonneront.

Attention cependant à la surcharge, l’ensemble doit rester aéré.

 

4/ Faites parler vos murs

Pourquoi ne pas utiliser les couleurs de votre identité de marque ?

N’hésitez pas à les incorporer par petites touches dans votre espace. Un coussin, une chaise, un luminaire, un porte-manteau, un pot à plante… l’idée est de marquer les esprits en mettant en valeur votre espace d’accueil en l’alignant sur votre identité de marque.

Si la couleur de votre identité peut être mise sur tout un mur, c’est l’occasion de le faire. Évitez cependant les couleurs trop agressives et trop criardes qui risqueraient de vous lasser.

Vous souhaitez donner une image moderne et pointue, misez sur le noir et blanc.

Vous avez envie d’une ambiance chaleureuse qui reflète la culture de votre entreprise ? N’hésitez pas à incorporer des matières comme le bois, la pierre, le tissu.

Si vous recherchez une ambiance jeune et dynamique, alors la couleur sera votre alliée. Vous pouvez vous permettre de mettre des objets insolites, ou profiter de vos murs pour laisser une citation, un message fort ou une fresque pour un aspect original.

C’est l’occasion aussi de mettre en avant vos collaborateurs à travers une galerie photo, ou de présenter vos produits en les intégrant à la décoration.

Source : https://www.logovegetal.fr

Tarif : Comptez environ 500 € le m²

Vous pouvez mettre en avant vos salariés de façon originale comme ici. Ou encore présenter vos produits.

5/ Optimisez le comptoir d’accueil

En fonction de votre activité, le comptoir d’accueil peut être un espace de travail à part entière. Il est donc important de miser sur le confort de vos salariés. Il est également le point de repère du visiteur.

Ses dimensions doivent permettre de :

– Recevoir des personnes à mobilité réduites, il existe des règles à suivre pour cela.

Source : https://www.concept-bureau.fr/blog/choisir-sa-banque-d-accueil-le-guide-complet-n216

– Recevoir des personnes en position debout : prévoir une hauteur entre 105 et 120 cm côté client avec si possible, une tablette pour poser le sac à main.

– Prévoir suffisamment de rangements, des tiroirs et un espace de travail confortable pour la personne qui y travaille. La hauteur de plan de travail derrière le comptoir correspond à une hauteur de bureau standard (75 cm). Vous pouvez masquer le dos de votre écran d’ordinateur, la partie câblage n’est en effet pas la plus esthétique, ce qui est moins vrai si vous optez pour un portable.

Ce comptoir joue un rôle important pour l’image de votre espace d’accueil. S’il est trop massif, le reste de votre espace paraîtra exigu. Attention donc aux dimensions.

 

6/ Les petits plus

On n’oublie pas la machine à café et la fontaine à eau, le porte-manteau, quelques plantes pour donner un côté plus vivant à l’espace, une bibliothèque avec vos catalogues par exemple.

Pensez aussi à garder un espace pour poser un ordinateur portable et pour recharger son téléphone.

 

N’oubliez-pas que l’entrée est le premier point de contact de vos futurs clients avec l’entreprise…et la première impression, ça compte, non ?

Il n’est pas non plus indispensable de dépenser des milliers d’euros pour faire de cet espace un lieu accueillant et à l’image de l’entreprise. Quelques petites astuces permettent de réduire les coûts.

Vous souhaitez revoir votre espace d’accueil et avez besoin de conseils ?

N’hésitez pas à me contacter.